Pas de site, pas de réseaux, pas de temps. Voici les 3 étapes concrètes que je donne à chaque indépendant qui me dit 'je ne sais pas par où commencer'.
Un plombier de Passy m'a appelé en janvier dernier. Il avait une question simple : « Artem, je n'ai rien. Pas de site, pas de page Facebook, rien. Par où je commence ? » Il avait 22 ans de métier derrière lui, un carnet de clients plein… et zéro trace sur internet.
Quand sa fille a tapé son nom sur Google, rien n'est sorti. Pas une fiche, pas un numéro. Comme s'il n'existait pas.
J'ai entendu cette question des dizaines de fois. Moniteurs de ski indépendants, esthéticiennes à domicile, artisans du bâtiment entre Sallanches et Annecy — tous avec le même blocage. Pas le manque de compétence. Le manque de point d'entrée. Personne ne leur a jamais dit : « Voilà, tu fais ça, puis ça, puis ça. Et c'est tout pour commencer. »
C'est exactement ce que je vais faire ici. Trois étapes. Pas de jargon. Pas besoin de 5 000€. Et surtout : dans un ordre qui a du sens.
Étape 1 : Votre fiche Google Business Profile (gratuit, 30 minutes)
Avant de penser « site web », commencez par là. Quand quelqu'un cherche « plombier Passy » ou « massage Combloux », Google affiche d'abord les fiches locales — pas les sites web. Si vous n'avez pas de fiche, vous êtes invisible sur la recherche la plus courante qui soit.
Mon plombier de Passy ? On a créé sa fiche en 25 minutes. Nom, adresse, numéro, horaires, trois photos de son camion et de ses chantiers. Deux semaines plus tard, il avait reçu ses deux premiers appels via Google. Sans site. Sans pub. Juste une fiche correctement remplie.
💡 Ce que je dis à mes clients
La fiche Google Business, c'est votre vitrine sur le trottoir le plus fréquenté du monde. 90% des gens qui cherchent un artisan ou un commerce local ne dépassent jamais la première page Google. Si votre fiche n'y est pas, vous laissez le terrain à vos concurrents — y compris ceux qui font un moins bon travail que vous. J'en parle en détail dans mon guide complet sur Google Business Profile.
Checklist fiche Google — le minimum vital
- Nom exact de votre activité (pas de mots-clés artificiels)
- Adresse OU zone de service si vous vous déplacez
- Numéro de téléphone direct (pas un standard)
- Horaires réalistes (mettez vos fermetures saisonnières)
- 5 photos minimum : vous au travail, vos réalisations, votre véhicule
- Catégorie principale bien choisie (c'est LE critère de classement)
- Description courte avec votre zone géographique
Une erreur que je vois souvent : des fiches créées puis oubliées. Une fiche sans avis, sans photo récente, sans mise à jour des horaires — Google la fait descendre. Prenez 10 minutes par mois pour ajouter une photo ou répondre à un avis. C'est tout ce qu'il faut.
Étape 2 : Demandez vos premiers avis (la preuve sociale qui remplace le site)
Une fois votre fiche en ligne, la priorité absolue n'est pas de « faire un site ». C'est de collecter des avis.
Je vais vous raconter un truc qui m'a marqué. Une esthéticienne de Domancy avait une fiche Google impeccable — photos pro, horaires à jour, description soignée. Zéro avis. À côté, une concurrente à Sallanches avec une fiche bâclée mais 47 avis à 4,8 étoiles. Devinez qui recevait les appels ? La concurrente, évidemment. Parce que les gens font confiance aux autres gens, pas aux descriptions marketing.
J'ai aidé cette esthéticienne à mettre en place un système simple : un petit carton avec un QR code vers sa fiche Google, remis à chaque cliente satisfaite. « Si vous êtes contente, 30 secondes pour me laisser un avis, ça m'aide énormément. » En trois mois : 23 avis. Son téléphone a commencé à sonner différemment. Vous pouvez retrouver ma stratégie complète pour obtenir et gérer les avis dans un article dédié.
Le seuil magique : 10 avis
En dessous de 10 avis, Google vous considère comme « pas fiable ». Au-dessus, vous commencez à apparaître dans les résultats locaux avec les étoiles visibles. C'est le premier palier à atteindre. Ne visez pas 100 — visez 10, puis 20. Le reste suit naturellement si votre travail est bon.
Et non, acheter des faux avis n'est pas une option. Google les détecte de mieux en mieux, et une fiche suspendue pour fraude, c'est pire que pas de fiche du tout. J'ai vu un restaurateur près de Chamonix perdre sa fiche pendant 4 mois pour ça — en pleine saison d'hiver. Le manque à gagner était colossal.
Étape 3 : Un site simple qui travaille pour vous (même quand vous êtes sur un chantier)
Maintenant — et seulement maintenant — on parle site web. Pas avant. Parce qu'un site sans fiche Google et sans avis, c'est une boutique dans une ruelle sans panneau.
Mais attention : « site web » ne veut pas dire « projet à 8 000€ avec 15 pages et un blog ». Pour un indépendant qui démarre en ligne, une page unique bien construite suffit largement. J'appelle ça une page vitrine : qui vous êtes, ce que vous faites, où vous intervenez, comment vous contacter.
Un moniteur de ski indépendant à Saint-Gervais m'a contacté en octobre dernier — trois semaines avant le début de la saison. Il n'avait jamais eu de site. Les clients le trouvaient par le bouche-à-oreille ou via l'ESF, mais il voulait développer ses cours privés. On a mis en ligne une page unique en 5 jours : sa spécialité (hors-piste et freeride), ses tarifs, un formulaire de contact, et un lien vers ses avis Google. Résultat : 14 demandes de cours privés reçues avant Noël, dont 9 converties. Il m'a dit : « J'aurais dû faire ça il y a cinq ans. »
| Ce dont vous avez besoin | Ce qu'on vous vend souvent |
|---|---|
| 1 page claire avec vos infos essentielles | Un site de 10 pages avec blog intégré |
| Un formulaire de contact simple | Un chatbot, un CRM, une newsletter |
| Votre numéro bien visible | Un « tunnel de conversion » |
| Des photos de VOS réalisations | Des photos de banque d'images génériques |
| Un site rapide sur mobile | Des animations qui ralentissent tout |
La différence entre un site utile et un site inutile, ce n'est pas le budget. C'est la clarté. J'ai vu des sites à 12 000€ où on ne trouvait même pas le numéro de téléphone sans scroller trois fois. Et des pages à 490€ qui génèrent des appels chaque semaine parce que l'essentiel est là, visible, immédiat. J'explique exactement ce qui est inclus dans mes prix pour que vous sachiez où va chaque euro.
L'erreur que je vois le plus souvent
Faire les étapes dans le désordre. Ou pire : sauter directement à l'étape 3 en ignorant les deux premières.
J'ai un client — un artisan carreleur entre Bonneville et Cluses — qui a investi 3 200€ dans un site web avant même d'avoir une fiche Google. Beau site, bien fait. Mais personne ne le trouvait. Parce que quand quelqu'un tape « carreleur Bonneville », Google affiche les fiches locales en premier. Son site apparaissait en page 2. Autant dire nulle part.
On a créé sa fiche, récupéré 15 avis en deux mois, et là seulement son site a commencé à servir — parce que Google voyait une cohérence entre la fiche, les avis, et le site. Le SEO local fonctionne comme un écosystème, pas comme une case à cocher.
L'autre erreur classique : vouloir tout faire d'un coup. « Je veux un site, une page Instagram, une chaîne YouTube, et une newsletter. » Résultat : rien n'est fait correctement, tout est abandonné en trois mois. Mieux vaut une fiche Google impeccable qu'un site web, un Instagram et un TikTok tous à moitié vides.
Et les réseaux sociaux dans tout ça ?
Je sais, vous vous demandez : « Et Facebook ? Et Instagram ? » Honnêtement, pour un indépendant en Haute-Savoie, les réseaux sociaux sont un bonus, pas une fondation. Votre fiche Google + un site simple, c'est ce qui vous rend trouvable. Les réseaux, c'est ce qui vous rend mémorable — mais seulement si vous avez le temps de les alimenter régulièrement.
Un guide de montagne à Chamonix m'a dit un jour : « J'ai passé 6 mois à poster sur Instagram. Résultat : 200 followers et zéro réservation. Puis j'ai mis mon site en ligne avec un bouton de réservation, et j'ai eu 8 demandes le premier mois. » Ce n'est pas qu'Instagram est inutile — c'est que sans base solide (fiche + site), les réseaux sont un mégaphone dans le vide. J'ai détaillé cette réflexion dans mon comparatif site internet vs réseaux sociaux.
💡 Ce que 15 ans m'ont appris
Le digital pour un indépendant, ce n'est pas une question de technologie. C'est une question de priorité. J'ai vu des artisans brillants se noyer dans des projets web trop ambitieux, et d'autres — plus malins — faire trois choses simples et remplir leur carnet. La différence ? Les seconds ont accepté de commencer petit et de construire brique par brique. Fiche Google, avis, site simple. Dans cet ordre. Pas besoin d'une agence à 800€/mois pour ça. Besoin de quelqu'un qui vous dit la vérité et qui construit ce dont vous avez réellement besoin.
Combien de temps ça prend, concrètement ?
Planning réaliste pour un indépendant
Semaine 1 : Création de la fiche Google Business (30 min) + premières demandes d'avis à vos clients existants.
Semaines 2-4 : Collecte d'avis (objectif : 10 avis). Ajout de photos sur votre fiche. Réflexion sur le contenu de votre future page web.
Semaines 4-6 : Mise en ligne d'un site simple (une page vitrine). Lien entre la fiche Google et le site.
Ensuite : Maintenance légère — 15 min/mois pour mettre à jour la fiche, répondre aux avis, vérifier que le site fonctionne.
Ce planning, c'est ce que je propose à un indépendant qui part de zéro. Pas un plan sur 12 mois avec des « phases stratégiques ». Six semaines et vous existez en ligne. Pour de vrai.
Et si vous êtes en intersaison — cette fameuse fermeture de novembre ou le creux d'avril — c'est le moment idéal. Vous avez le temps de réfléchir, de rassembler vos photos, de contacter vos clients satisfaits pour les avis. En haute saison, quand chaque minute compte, vous serez content d'avoir fait le travail avant.
Questions fréquentes
Je n'ai vraiment aucune compétence technique. Je peux quand même faire ça seul ?
C'est la peur numéro un que j'entends, et elle est légitime. Mais soyons clairs : créer une fiche Google Business, c'est aussi simple que créer un compte email. Google vous guide étape par étape. Pour les avis, c'est juste demander à vos clients. Le seul moment où une aide extérieure est vraiment utile, c'est pour le site web — parce que là, la qualité technique (vitesse, mobile, référencement) fait une vraie différence. Les étapes 1 et 2, vous pouvez les faire ce soir.
Est-ce qu'une page Facebook ne suffit pas comme « site web » ?
Je comprends la tentation — c'est gratuit et vous y êtes déjà. Mais non, ça ne suffit pas. Deux raisons concrètes : d'abord, Facebook contrôle votre visibilité. Vos publications atteignent environ 5% de vos abonnés sans pub payante. Ensuite, quand quelqu'un cherche votre métier sur Google, une page Facebook apparaît rarement en bonne position. Votre fiche Google + un site simple, c'est VOTRE territoire. Facebook peut disparaître demain (souvenez-vous de MySpace). Votre site, lui, vous appartient.
Combien ça coûte au total, les trois étapes ?
La fiche Google : gratuit. Les avis : gratuit (un carton avec QR code coûte 15€ à imprimer). Le site web : c'est là que ça varie. Une page vitrine simple chez moi démarre à 490€, sans abonnement mensuel — le site vous appartient. Chez une agence classique, comptez 2 000 à 5 000€ pour un résultat souvent équivalent, plus un abonnement de 50 à 150€/mois. Au total, vous pouvez exister en ligne pour moins de 500€. C'est moins cher qu'une demi-page dans un annuaire papier que personne ne lit.
J'ai un métier saisonnier. Ça vaut le coup d'investir dans un site que je n'utilise que 4 mois par an ?
C'est exactement le contraire : c'est PARCE QUE votre saison est courte que votre site doit travailler en permanence. Un moniteur de ski qui n'a pas de site en septembre, c'est un moniteur qui rate toutes les réservations anticipées — celles des familles qui planifient leurs vacances 3 mois à l'avance. Votre site travaille quand vous ne travaillez pas. Il prend les demandes pendant que vous êtes en randonnée en été ou sur les pistes en hiver. C'est un commercial qui ne dort jamais et qui ne coûte rien en salaire.
Et si j'ai déjà un vieux site qui ne sert à rien ?
Ça arrive plus souvent qu'on croit. Avant de le jeter, faites un test simple : tapez le nom de votre entreprise sur Google. Si votre site apparaît, il a au moins un peu d'ancienneté aux yeux de Google — et ça, ça a de la valeur. Parfois une refonte simple coûte moins cher qu'un site neuf et donne de meilleurs résultats en référencement. Envoyez-moi l'URL, je vous dis en 5 minutes si ça vaut le coup de repartir dessus ou de recommencer à zéro.
Passez à l'action
Vous partez de zéro et vous ne savez pas par où commencer ? Envoyez-moi un message avec votre métier et votre zone d'intervention. Je vous dis exactement quelle étape prioriser et combien ça coûte — sans jargon, sans engagement, en 48h.
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